Traditions.Le costume traditionnel d’Alger


Image hébergée par servimg.comLe costume traditionnel d’Alger est une illustration pointilleuse de la vie des femmes au XVIIème et au XVIlIème siècles.

La femme algéroise portait une longue et large chemise sans col. Une autre chemise était mise dessus avec des ornementations de rubans galonnés de différentes couleurs. Cette chemise s’est en fait écourtée avec le temps. en acquérant des manches très larges auxquelles s’ajoutent des rubans soyeux dentelés.
Cette chemisette est nommée g’nidra (petite gandoura).
En plus de la g’nidra, la gent féminine portait un ample pantalon de toile blanche descendant jusqu’aux chevilles sur lequel tombait la ghlila , une longue veste en satin ou en velours qui tombe à mi-jambe avec des manches sans coudes et un col prolongé jusqu’en dessous de la poitrine décoré de boutons d’or ou d’argent.

L’algéroise se chaussait de babouches en velours richement brodées d’or.

La tête était coiffée d’un foulard multicolore appelé maharma .

Les riches et les officiels de l’époque optaient pour le caftan et le karakou qui étaient élaborés dans des étoffes très onéreuses sans oublier que l’or ou l’argent (travail de fetla et medjboud) ouvragés de broderies restaient hors de prix.

Les hommes portaient des costumes d’inspiration ottomane avec différentes variantes orientales. Il n’en demeure pas moins que l’inspiration reste dédiée à des références arabo-musulmanes. Mais le costume algérois masculin se distingue par le port d’une chemise en tissu léger blanc à manches longues mis par dessus un gilet de velours ou de satin garni de broderies dorées qui s’arrête juste en dessus de la ceinture. ce gilet porte le nom de b’diîya .

Le H’zam est une large bande d’étoile de couleur blanche. longue de deux à trois mètres, que les hommes s’enroulaient autour de la taille. Cette large bande d’étoile maintenait le pantalon qu’on appelait seroual el-kaâda. un habit qui se rétrécit au niveau des chevilles en étant retenu par des boutons en fil d"or. Parfois quelques broderies agrémentent la longueur extérieure.

En guise de coiffure la chachiya était souvent portée sous la forme d’une toque basse fabriquée dans du feutre rouge agrémenté de fils noirs.

La variante turque de la chachiya était nommée chachiyat-stamboul .

Les chaussures étaient souvent des babouches, sortes de pantoufles ou mules de cuir d’origine turque, pointues à l’extrémité très souvent rehaussées de broderies dorées.

Le Burnous est employé dans presque tout le nord du Maghreb, il se présente sous la forme d’une cape arrondie, tombant sur les épaules jusqu’aux genoux. Le burnous est pourvu d’un large capuchon de section carrée. Cet habit, très populaire au Maghreb est tissé en une seule pièce. Avec un galon qui ferme le capuchon et une large bande de tissu qui réunit au niveau de la poitrine les deux pans de la cape.

 

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