« les voilettes d’Alger »,


Essentiellement constituée à partir de la collection privée de Mme Boursas, l’exposition de fin de saison estivale au Musée national du Bardo, "les voilettes d’Alger", avait pour but de faire (re)découvrir le travail artistique de la femme algéroise.
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Sur les plans esthétique et technique il existe à Alger de grandes variétés de broderie exécutée avec raffinement et ingéniosité. Certaines voilettes (`ajar), à la fois délicates et somptueuses, peuvent ètre perçues comme des oeuvres d’art et classées parmi les plus remarquables travaux d’aiguille.

La créativité et le génie de la femme algéroise, par cet art séculaire, a su d’une part traduire l’expression personnelle d’une ville à multiples influences et, d’autre part, refléter un art de vivre ancestral.

L’ `ajar, c’est aussi un témoignage sociologique des mutations et de l’évolution qu’a connues la société algérienne, en particulier la femme.

Avec l’introduction de nouveaux modes vestimentaires (hidjab, djelbab, etc) n’ayant aucun rapport avec la tradition purement algérienne, le port du `ajar est devenu rarissime.

Pour les générations qui l’avaient porté avec sérénité, c’est surtout l’évocation de moments solennels, de sorties, de joie et de convivialité.

Haik et voilette ont été l’affirmation d’une identité et le symbole d’une résistance à l’occupation coloniale.

Aux premiers jours de l’indépendance, en juillet 1962, les Algériennes se sont impliquées dans la mission de l’édification d’une Algérie indépendante et moderne.Et, à cette date, la majorité d’entre elles ont quitté le voile "définitivement".

"Avant que ne disparaisse à jamais le port de cette voilette, accessoire indispensable à une Algérienne voilée et qui, jusqu’aux années soixante, signait son élégance d’un sceau magistral, j’ai tenu à remémorer cette image par cette exposition. Je n’ai voulu évoquer ici que l’aspect pittoresque du `ajar, car nulle part ailleurs qu’à Alger il ne fut porté avec autant de coquetterie, de raffinement et d’originalité",explique Mme Boursas qui s’est proposée, à travers cette exposition, de retracer -en ce début de XXIe siècle- le parcours flamboyant de cet éloquent accessoire.

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