Bonnet écharpe, (de son nom Bniqua).


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La bnika n’a pas la rigidité de la coiffe conique dont elle est issue et elle n’est pas taillée dans les étoffes luxueuses,commme le relève l’abbé Haedo, il s’agit d’une espèce de coiffe ou elles placent leurs cheveux et qu’elles appellent en arabe Lartia ou la Beniga, laquelle est de toile et travaillée sur le devant en soie de couleur verte, jaune ou rouge .Ces femmes en général, se rasent autour du cou et de la nuque, ou la Albanega (Benika) ne peut arriver, et rognent quelque peu les cheveux du front, laissant chaque coté de la tête pendre des touffes de cheveux courts et bien peignés, qui leur tombent sur les tempes. La bnika est réalisée dans du lin non teinté, rebrodée de motifs végétaux aux fils de soie colorée suivant le même principe que les serviette (tenchifa).Le choix d’une matière réputée pour sa capacité d’absorbation confirme l’utilisation première de cette coiffe pour couvrir et retenir les cheveux mouillés, sans compter la fraicheur du lin qui est appréciable en été, quel que soit le degré d’humidité de la chevelure. Les Algéroises se coiffent donc de la bnika au hammam, mais aussi dans leurs demeures, à certains moments de la journée et de l’année.
Le voyageur anglais Shaw observe , au début du 18ème siècle, que les femmes d’Alger affectent toutes de porter les cheveux dons jusque sur les talons et en font une tresse qu’elles entortillent sur le derrière de la tete, et qu’elles nouent de rubans , celles qui n’ont pas beaucoup de cheveux ou qui naturellement ne les ont pas si longs, en portent de postiches. Apres avoir aussi accommodé leurs cheveux, les femmes se parent la tête d’un morceau de toile de figure triangulaire, brodée avec beaucoup d’art, qu’elles y attachent et serrent fortement, et dont elles arrangent les coins sur la tresse dont j’ai parlée, .Plus simplement les Algéroises tressent leurs cheveux en deux longues nattes, elles entourent chaque natte par un pan de la bnika, le cône de la coiffe étant placé au sommet du crane, puis elles les enroulent autour de la tête et les fixent à la manière d’un turban.Les extrémités des pans qui ne contiennent pas de cheveux sont souvent plus richement brodés que le reste de la bnika, car elles sont posées sur les épaules ou sur le dos, une fois tresse appliquées contre la tête la conversation de la coiffe conique et de son turban s’est donc effectuée d’une manière originale et durable parce que fonctionnelle. Si la chéchiya des Algéroises n’est pas conique, contrairement à celles des autres citadines maghrébines, cela ne signifie pas que cette forme de coiffe n’a jamais été portée à Alger, mais que son évolution y a été différente car dictée par une forte dimension pratique. Après avoir donné naissance à la bnika, elle est remplacée par une chéchiya plate durant les moments de la journée ou les cheveux retrouvent leur position verticale le long du dos.Plus tard, les dames de la capitale transmettront leur bnika en toile brodée à leurs voisines de Tlemcen, d’Annaba ou de Kabylie, chaque région y appliquant son type spécifique de motifs et de coloris, mais la finesse et la richesse des broderies de soie algéroises ne seront jamais égalées.
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