La gandoura constantinoise.


Par Valérie Amram d’Onofrio
La Gandoura constantinoise est une longue robe qui tirerait ses racines de l’époque turque. Un merveilleux équilibre entre le savoir-faire ottoman et la confection typiquement constantinoise.

Cette robe en velour épais traditionnellement de couleur bordeaux mais parfois de couleur vert fondé ou bleu nuit est brodée de fil d’or que l’on retrouve surtout sur le plastron.
Cette broderie travaillée au « medjboud » ou à la « fetla » (broderies en arabesques) la rend si onéreuse qu’elle est considérée aussi précieuse qu’un bijou
La confection en trois parties, qu’on appelle « kh’ratate », est la seule manière de garder sa forme évasée

Les manches de la gandoura amovibles sont réalisées dans une soie fine et translucide de couleur blanc parfois également brodées d’or. Sur chacune d’elle est fixée un ruban que l’on noue dans le haut du dos avant d’enfiler la robe

Cet ensemble, indispensable aux trousseaux des jeunes mariées se porte le jour de la Hanna juste après le mariage civil
La gandoura constantinoise aujourd’hui appelée Gandoura Fergani en hommage au célèbre chanteur de maalouf a été copiée et quelque peu modifiée à Bône comme à Tlemcen, mais seul le savoir-faire ancestral des Constantinoises qui s’est transmis de mère en fille depuis des temps immémoriaux, confère à cette robe toute son authenticité

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