AUTRE TALISMAN CELEBRE : H’ARZ MORDJANA.


AUTRE TALISMAN CELEBRE : H’ARZ MORDJANA

Un autre talisman célèbre est le h’arz Mordjana. Comme le h’arz Seb‘a ‘Uhud (voir articles précédents), il était courant au XIXe siècle. Il a été consulté et traduit par Doutté, Depont et Copolani ainsi que Tucluman. Il comporte une da‘wa ou incantation, dont nous donnons des extraits. Le texte proclame la grandeur de Dieu, il cite le Coran, le Prophète Mohammed et les prophètes monothéistes, les anges, les compagnons du Prophète Le h’erz Mordjana porterait le nom de la concubine d’un roi : la femme n’était pas belle mais le roi en été très épris, et il ne pouvait se passer de sa concubine qui avait pris la première place dans son cœur, avant même ses épouses légitimes.

Un jour, elle est tombée malade et, en dépit, des soins prodigués, elle finit par mourir. Le roi, désespéré, demande à la voir une dernière fois. Et que découvre-t-il ? Une femme laide et repoussante. En réalité, la concubine portait un talisman qui inspirait l’amour à qui la voyait. Lors de la toilette mortuaire, la laveuse a trouvé le talisman qu’elle a mis à son cou. Bien qu’elle soit vieille, le roi est tombé amoureux d’elle et il l’a épousée. Depuis, le harz Mordjana est recherché par toutes les femmes qui cherchent à se faire aimer d’un homme.
Le h’arz Mordjana est recherché par toutes les femmes qui veulent se faire aimer. Au XIXe siècle, il était vendu à Alger par les marchands de talismans et d’ouvrages de magie. Aujourd’hui, ce h’arz, comme la plupart des autres talismans, est tombé dans l’oubli. Voici des extraits de l’invocation, traduits en français : «Je t’implore, ô mon Dieu, ô le Premier des premiers et le Dernier des derniers ; il n’y a pas d’autre Dieu que Toi ; gloire à toi ! Je suis du nombre des opprimés et (je t’adjure), ô mon Dieu, par (la formule) Lâ ilâha illa Lah et sa puissance ; par le Trône et sa sublimité ; par le siège et son immensité ; par le Cirât’ et son étroitesse ; par la balance et sa sensibilité; par la Table et son immanence ; par la Plume et sa course ; par Mîkhaïl et sa piété ; par Isrâfil et son souffle puissant ; par ‘Azrâïl et sa main meurtrière ; par Rid’ouân et son paradis ; par Mâlik et ses troupes ; par Adam et sa pureté ; par Chîth (Seth) et son don de prophétie ; par Noé et son arche ; par Isaac et son sacrifice… par Jésus et ses miracles ; par notre Seigneur Mohammed (que la bénédiction et le salut soient sur lui) et son intercession ; par le Coran sublime et sa récitation ; par la noble Science et son étude…».
Et les invocations portées dans le talisman se poursuivent : «par Abou Bekr eç Çiddîq et son khalifat ; par ‘Omar ben El Khet’t’ab et sa qualité de Fârouq (7) ; par ‘Otmân ben’Affân et sa vertu ; par ‘Ali ben Abî T’âlib et sa bravoure ; par El H’asan et sa vertu ; par H’amza et sa foi ; par El ‘Abbâs et sa modestie ; par les compagnons du Prophète (que le salut et la bénédiction soient sur eux) et la guerre (qu’ils ont soutenue contre les Infidèles) ; par les successeurs et par les successeurs de ces derniers et leur vertu ; par les quatre imâms législateurs et leur foi ; par les savants qui pratiquent exactement la religion et leur piété ; par les descendants du Prophète bénis de Dieu et leur noblesse ; je te supplie, ô Dieu ! ô Dieu ! de préserver le porteur de ce talisman, des attaques de tout homme, djinn, diable, envieux, jaloux, intrigants. Par la sourate El Fâtih’a, je t’adjure, ô mon Dieu ; par la sourate de La Vache, je t’adjure, ô mon Dieu ; par la sourate de la Famille d’Imrân, je t’adjure, ô mon Dieu ; par la sourate des Femmes, je t’adjure, ô mon Dieu… par les noms au moyen desquels t’invoqua Adam, par les noms au moyen desquels t’invoqua El Khad’ir ; par les noms au moyen desquels t’invoqua Abraham quand il fut jeté dans le feu de Nemrod et qu’il fut sauvé de l’ardeur du feu par un froid…»
Le talisman continue dans sa longue énumération des vertus et des actes méritoires : «Par les noms au moyen desquels t’invoqua Ismaïl au moment d’être sacrifié, alors qu’il fut racheté par un sacrifice ; par des noms au moyen desquels t’invoquait Jésus lorsqu’il guérissait les aveugles et les lépreux et ressuscitait les morts ; par les noms au moyen desquels t’invoquait Mohammed lorsque tu lui donnas les seb’a mathâni (les sept versets de la Fatiha) et le Coran sublime ; par tous les noms qui sont à toi, que tu as révélés dans ton Livre, que tu réclames pour toi-même dans la science des mystères ; par le nom qui fut écrit sur une feuille d’olivier, celle-ci jetée dans le feu, la verdure brûla, mais les noms restèrent flottants par la Toute-Puissance…» Le talisman formule enfin, l’invocation pour faire naître l’amour et finit par une longue liste de noms d’anges : «O mon Dieu ; ô Toi qui as su concilier le feu et la glace, concilie les cœurs de tes serviteurs les croyants, les meilleurs (de Tes serviteurs) ; concilie, ô mon Dieu, les cœurs par l’amour, l’affection, la bienveillance, (concilie-les) au porteur de cette amulette ; (je t’en conjure) par H’oûsem, Doùsem, Brâsem, Lelhet’het’îl, T’il… Qayyoûm, Djoûm, ‘Aloûm, etc.»
Par M. A. Haddadou – Infosoir.com

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