Alger Autrefois.


Le Val d’Hydra en 1954. Djenane Chekiken au premier plan et Djenane Mouhoub en arrière-plan

À l’origine en 1515 il y a la Casbah d’Alger qui déployait en éventail ses petites maisons basses du pied des collines sahéliennes jusqu’à la mer. L’étroitesse de son territoire poussera les notables à édifier des résidences secondaires plus spacieuses à la campagne, au-delà des remparts de la ville ; c’est le fahs algérois. Il se divise en trois zones, selon les portes qui les desservent, fahs de Bâb El Oued ( Porte de Bâb El Oued), le Fahs de Bâb Azzoun (Porte de Bâb Azzoun) et le Fahs de Bâb Ed Djedid (Porte de Bâb Ed Djedid).Au delà se délimitaient les Wtan. La Casbah, le Fahs et les Wtan composaient ce qui s’appelait Dar Es Soltan. La gestion administrative du Fahs était confié au Caid El Fahs. En plus des djenans, des marabout, des fontaines (Bir Mourad Rais, Bir Khadem, Hamma, des cimetières, fours à chaux parsemaient le territoire. De magnifiques demeures, les Djenans, maisons mauresques avec jardins et dépendances, constellaient de leur blancheur la campagne verdoyante. Occupées en été lors des grandes chaleurs, des travailleurs en assuraient le gardiennage et entretenaient les jardins potagers le reste de l’année. Un grand nombre de ces Djenanes existe encore aujourd’hui, dispersés dans le tissu de la ville moderne. Si certains d’entre eux existent encore aujourd’hui, nous le devons à leur occupation et à la maintenance par des institutions d’état (Dar Mustapha Pacha au Palais du Peuple,) de santé (Dar Hassan Pacha à l’intérieur de l’Hôpital Maillot),des musées (Musée du Bardo, Musée des antiquités ex Gsel), des sièges de consulats et actuellement d’ambassades. Mais une grande partie de ces demeures a été soit détruite, soit laissée à l’abandon (leurs propriétaires ayant quitté le pays au début de la colonisation) C’est vers le fahs que la ville va s’agrandir, d’abord en occupant l’étroite plaine littorale (Mustapha, Bab El Oued) puis en colonisant les collines du sahel (quartiers des Hauteurs d’Alger).
Le plus ancien édifice de la commune est le Château d’Hydra (Bordj Hydra) élevé au XVIIIe siècle par Ali, l’agha des spahis. Cette maison hispano-mauresque, siège actuel de l’ambassade de France, a donné son nom au quartier. Une partie de l’aqueduc Ain Zeboudja est encore visible, au niveau du Val d’Hydra ( cité Chabani).

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