2E FESTIVAL «AMNI NAMIS» À TAMANRASSET La symbolique d’une rencontre au désert.


2E FESTIVAL «AMNI NAMIS» À TAMANRASSET
La symbolique d’une rencontre au désert

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Loin d’être une simple fête, cette rencontre vise la valorisation de la richesse cameline,
Tamanrasset à elle seule, recèle un patrimoine camelin de plus de 20.000 têtes dont 80% de chamelles.
Le dromadaire. avant d’être un simple nom de camélidé, c’est l’histoire d’un patrimoine, d’un territoire et d’une vie d’hommes.
«Ameni Namis» (dromadaire en dialecte targui), est le festival qui a été dédié cette fois au dromadaire. Il s’est tenu à Oued Tintarabine, dans la commune de Tazrouk située à 180 km au sud-est de Tamanrasset, dans l’extrême sud du pays.
Ce festival qui constitue un cadre d’échange d’opinions entre éleveurs est aussi une opportunité pour s’enquérir de la situation de l’élevage camelin et des perspectives de promotion de l’activité agricole dans le Sud algérien.
Ainsi, l’élevage camelin est revisité le temps d’une fête.
Nombreux, les éleveurs de camélidés des wilayas du Sud se sont donnés rendez-vous dans le cadre du 2e festival «Amni Namis».
Initiée par la Chambre de l’agriculture de Tamanrasset, en coordination avec la direction des services agricoles (DSA) de la wilaya, sous le thème «Dromadaire, patrimoine des ascendants et perspectives des descendants», cette fête s’est déroulée en présence du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, et un public nombreux. a été marquée par un grand défilé de chameliers venus mettre en valeur les différentes races camelines vivant dans le Sud, celle-ci a connu une large participation.
Venus des wilayas d’Adrar, Illizi, Ghardaïa, Ouargla et Tamanrasset, les éleveurs de camélidés ont pris part à cette manifestation de trois jours. Loin d’être une simple fête, cette rencontre vise plusieurs objectifs dont la valorisation de la richesse cameline, l’encouragement de l’investissement dans ce type d’élevage, notamment en matière de production et de collecte de lait de chamelle et la valorisation des efforts fournis par les pouvoirs publics pour la préservation et la prévention du patrimoine camelin.
Après la mise en évidence de l’importance que revêt le dromadaire dans les régions du sud du pays, l’occasion était donnée de soulever les questions afférentes à la situation et les perspectives de développement de cette richesse animale afin de trouver des solutions aux difficultés rencontrées en matière d’élevage.
La fête du camelin était en fait l’occasion d’aborder surtout l’essentiel: la protection de la richesse cameline et la promotion de l’élevage.
Il est surtout question des efforts fournis par l’Etat pour, notamment, les opérations de réalisation de puits de parcours et points d’abreuvage des troupeaux en transhumance, l’organisation régulière de campagnes de vaccination du cheptel, et l’approvisionnement gratuit des éleveurs en orge, dont la dernière en date a permis la distribution de 85.000 quintaux d’orge au profit de 3224 éleveurs.
D’ailleurs, la direction des services agricoles a fait état de la réhabilitation en cours, à la faveur d’un financement du fonds de lutte contre la désertification, de 20 puits pastoraux, dont la réalisation d’une dizaine a été achevée.
La DSA a fait état aussi de la délimitation, avec le concours des éleveurs, de sites à travers le territoire de la wilaya de Tamanrasset pour la réalisation de 15 nouveaux puits d’abreuvage pour une enveloppe de 9 millions DA.
Ce qu’il faut savoir, c’est que Tamanrasset, à elle seule, recèle un patrimoine camelin de plus de 20.000 têtes dont 80% de chamelles, selon les responsables de la Chambre locale de l’agriculture.
Pour cette fête annuelle, un riche programme d’activités, dont une exposition sur les moyens d’élevage du dromadaire et sur les produits issus de cette richesse animale, des courses de méharis et des concours de la meilleure chamelle laitière, du meilleur méhariste et du plus beau cheptel camelin, figurent au programme.Ce qui tient à coeur le ministre de l’Agriculture, est de «développer l’économie des localités du Sud où l’élevage est l’une des principales activités de la population». Aujourd’hui, il est nécessaire, voire urgent de préserver le patrimoine, en l’occurrence le dromadaire qui représente un élément très important dans la politique du renouveau rural.
«La volonté et le savoir-faire existent», selon le Dr Benaïssa, d’où le devoir de préserver tous les éléments nécessaires pour le développement agricole», a-t-il souligné.
Rappelant que le festival du dromadaire se tient pour la deuxième année consécutive, le ministre a soutenu que son département oeuvre pour que cette manifestation devienne une rencontre annuelle. «Le développement doit toucher tous les éleveurs», a-t-il préconisé.
De notre envoyé spécial à Tamanrasset Idir TAZEROUT

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