La Mitidja.


La Mitidja

Il s’agit d’une plaine du centre de l’Algérie,aux limites précises.Elle s’étend du petit massif côtier du sahel,tout prés de la méditérranée au nord,jusqu’à l’Atlas Tellien au sud.Si on la limite par des localités,elle va de Marengo à l’Ouest,jusqu’à Larba à l’Est,sur une distance approchant les 100Km à vol d’oiseau,et de Zeralda au Nord jusqu’à Blida au Sud,sur une largeur bien moindre,de l’ordre d’une trentaine de Km.Si bien que la superficie de la Mitidja est d’environ 3000 Km2,c’est à dire la moitié d’un département Francais moyen.
• Cette plaine s’ouvre largement à l’Est,sur la mer,entre Alger ,qui en est à la fois la porte d’entrée etl’éxutoire,et Maison carrée.Elle finit à l’Ouest,sur les versants du Sahel et les contreforts du Zaccar,massif qui la sépare du bassin du Chélif.C’est un ancien golfe marin que les alluvions transportées par les rivières descendant de l’Atlas,ont amené dans la cuvette géologique.Sa pente est faible et son altitude modérée(de 50 à 200 mètres).La montagne qui,au Sud,domine la Mitidja,est un fragment de l’Atlas Tellien qui présente deux aspects très pittoresques:le Bouzegza à l’Est et l’Atlas Blidéen à l’Ouest.Celui ci a comme point culminant,le Kef Sidi Abd El Kader(1629m) dans le djebel Gerroumene d’où l’on jouit d’un magnifique panorama.Plus à l’Ouest,le Djebel Mouzaïa n’est pas très loin avec 1604 m.Ces montagnes n’étant qu’à une trentaine de kilomètres de la mer,la pluviosité est importante et l’hiver la neige les recouvre.
On peut distinguer deux Mitidjas: la Mitidja de l’Est ou Basse Mitidja,en direction de la Kabylie,et la Mitidja de l’Ouest ou Haute Mitidja,en direction de l’Ouarsenis.En 1830,au début de la conquête par l’armée Française,c’était une plaine marécageuse que les fièvres et les pillards semblaient rendre à tout jamais inhabitable.Citation du Général Duvivier: »Des plaines,telles que l’infecte Mitidja,sont des foyers de maladie et de mort.L’assainir? On n’y parviendra jamais.Boufarik est un malheur!il y a là une petite population qu’il faut empêcher de s’épandre ».
Pendant longtemps on disait d’un visage rendu livide par la fièvre: »C’est une figure de Boufarik ».
Malgré la quinine et l’hôpital,la mortalité était énorme dans cette bourgade en plein centre de la Mitidja.Le seul mois d’octobre 1840 voit mourir 48 fiévreux sur 400 habitants.Les drainages,la lutte contre la malaria,le courage des survivants,firent peu à peu de cet hinterland d’Alger(ville cliente et port d’exportation)une terre saine et propre à toutes les cultures,notamment méditerranéennes.
Au début,ce furent les cultures maraîchères et vivrières qui furent produites.Quand à la vigne,elle prit une grande expansion,dans les années 1870,suite à la crise due au phyloxera, en métropole.La Mitidja devint la terre d’election des agrumes(oranges,mandarines,clémentines),arboriculture très rémunératrice(le tiers de la production Algérienne).D’autres cultures à forte rentabilité ,comme le tabac et les plantes à parfums s’y ajoutèrent.A part Blida et Boufarik,la population s’établit dans de petites villes(dîtes de colonisation..),de gros villages et de fermes isolées.
Source:Jack Roussel

Auteurs Alerazur.

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