Yennayer dans le M’zab.


La célébration du nouvel An Amazigh (Yennayer) dans le M’zab, dans le sud algérien, est l’occasion pour les populations locales de renouveler leur profond attachement à l’authenticité du patrimoine social et culturel séculaire, notamment oral, de leur région. Très attachés à leur passé et aux valeurs sociales, les habitants du M’Zab accordent une grande importance à Yennayer pour la revivification des traditions ancestrales qui remontent très loin dans l’histoire. “Transmise de génération en génération, la célébration de Yennayer qui coïncide dans le M’Zab avec le 7 janvier de chaque année, contrairement aux autres régions du pays qui fêtent l’événement le 12 du même mois, procure aux populations de la région un sentiment d’identité et présage d’une année agraire féconde”, explique un sociologue de la région. La célébration de Yennayer dans le M’Zab est liée beaucoup plus aux cycles des saisons et aux activités agraires dans la région, précise-t-il. Cette fête vient interrompre la monotonie de la vie quotidienne et marque le passage d’une période à une autre, dans un climat festif et familial, et le début de la saison agricole”, souligne-t-il. (APS-10.01.2011.)
Ibn Khaldoun lui-même prend fermement position en faveur de ce qu’il appelle « le fait réel, fait qui nous dispense de toute hypothèse… : les Berbères sont les enfants de Canaan, fils de Cham, fils de Noé, ainsi que nous l’avons déjà énoncé en traitant des grandes divisions de l’espèce humaine. Leur aïeul se nommait Mazigh ; leurs frères étaient les Gergéséens (Agrikech) ; les Philistins, enfants de Casluhim, fils de Misraïrn, fils de Cham, étaient leurs parents. Le roi, chez eux, portait le titre de Goliath (Djalout). Il y eut en Syrie, entre les Philistins et les Israélites, des guerres rapportées par l’histoire, et pendant lesquelles les descendants de Canaan et les Gergéséens soutinrent les Philistins contre les enfants d’Israël. Cette dernière circonstance aura probablement induit en erreur la personne qui représenta Goliath comme Berbère, tandis qu’il faisait partie des Philistins, parents des Berbères. On ne doit admettre aucune autre opinion que la nôtre ; elle est la seule qui soit vraie et de laquelle on ne peut s’écarter » (traduction de Slane). Malgré cette objurgation d’lbn Khaldoun, nous devons également tenir compte, car elle n’est pas sans conséquence, d’une autre opinion qu’il nous rapporte avec précision : « Tous les généalogistes arabes s’accordent à regarder les diverses tribus berbères dont j’ai indiqué les noms, comme appartenant réellement à cette race ; il n’y a que les Sanhadja et les Ketama dont l’origine soit pour eux un sujet de controverse. D’après l’opinion généralement reçue, ces deux tribus faisaient partie des Yéménites qu’lfricos établit en Ifrikia lorsqu’il eut envahi ce pays.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s