Yennayer, le 12 janvier Yennayer ou Ennayer … une fête païenne.


Dans plusieurs régions d’Algérie, “Ennayer” est fétée copieusement le 12 janvier de chaque année, et quelques jours suivants, avec des manifestations et des rites d’origine paienne, dit-on. C’est donc une féte antérieure à l’avènement de l’Islam, et qui était célébrée dans les royaumes berbères du Maghreb, pendant la civilisation lybico-punique (environ 596 ans avant J-C) pour commémorer, selon certains, la victoire du roi berbère “Chechnak” sur l’armée des pharaons d’Egypte venue agresser les terres algériennes.L’année grégorienne 2011, correspond à l’an 2961 du calendrier berbère. Par ailleurs, le 07 décembre 2010, a débuté l’année hégirienne musulmane 1432. L’an 1 du calendrier musulman a commencé le premier jour de l’Hégire, le 1-er- Mouharram, qui correspond au 16 juillet 622 de l’ère chrétienne, marquant ainsi le jour du départ et d’exil du prophète Mohammed (QSSDSL) et de ses compagnons, à partir de la Mecque vers Médine, en se réfugiant auparavant dans la grotte de Hiraa,pour échapper à leurs poursuivants qoraichites qui voulaient les tuer.

Les cérémonies de la féte “Ennayer” consistent surtout à préparer et consommer un repas copieux, une sorte de ragout à base de poulet, berkoukess et hrira harra bien épicée, avec des mets et des friandises inhabituels, tels les galettes aux oeufs, les crèpes et les beignets de toutes sortes, et une collation composée principalement de fruits secs, tels les noix, noisettes, figues sèches, marrons, amandes, cacaouettes, dattes, oranges, pommes, pistaches et autres fruits exotiques. Beaucoup de gens refusent de célébrer cette féte, affirmant qu’elle n’a aucune relation avec les autres fétes religieuses, mais aussi et surtout, qu’elle fait saigner la bourse du pauvre. C’est sùr qu’il y a dans cette féte, quelque chose d’attirant et un moment d’exception, qui permet de sortir pour un temps, de la morosité du traintrain habituel. Mais parfois cela devient synonyme d’excès, de mascarade et de perte de toute retenue, alors la féte dérape sur d’autres considérations qui échappent à l’ambiance festive normale. Mais n’est-ce pas là, le coté recherché par ceux qui pronent “la folie dans la féte”, au nom de la liberté, de la jouissance et de la démesure? Alors s’agit-il de revenir à des rites et moeurs paiens ?

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