Ras El Hamra, une Histoire, une Légende.


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Cette place si spéciale dans le cœur des Annabis, le phare de Ras El-Hamra la doit surtout à son site d’implantation qui allie dans un de ces mélanges, dont l’imagination populaire a le secret, la beauté du paysage à la spiritualité.
Construit en 1850 sur le sommet d’un majestueux rocher de couleur rougeâtre dont il tire son nom, le site haut perché de ce phare en fait un magnifique promontoire donnant à perte de vue sur l’immensité de la mer où le bleu du ciel se confond avec celui de la Méditerranée tout en offrant une imprenable vue plongeante sur la petite baie sauvage du Vivier.
La particularité de l’endroit ne s’arrête toutefois pas là, car la falaise du rocher de Ras El-Hamra abrite également la source de Aïn Bent Essoltane (la Fontaine de la fille du roi), une source qui, selon la croyance populaire, est habitée par l’esprit bienveillant d’une princesse qui a fait que son eau possède cette vertu surnaturelle d’être à la fois douce et salée.
Le vocable «Aïn», signifiant dans la langue arabe à la fois fontaine et œil, la croyance populaire veut que la princesse, dont l’esprit habite cette source, veille d’un œil protecteur sur toute personne qui élit domicile sur le territoire d’Annaba, tout comme le phare de Ras El-Hamra surveille d’un œil bienveillant ceux qui empruntent ses voies maritimes. Le phare de Ras El-Hamra suscite la curiosité de bon nombre de visiteurs qui y affluent surtout l’été, de préférence dans la soirée, profitant de leur passage pour aller à la découverte des secrets de cette bâtisse à l’allure imposante et qui semble veiller, du haut de son promontoire surplombant le nord-ouest de la baie d’Annaba et donnant sur le côté nord de son port commercial, sur la quiétude et la sécurité de la ville.
De sa tour carrée qui s’élève à quelques mètres, le phare, qui balaie de ses signaux lumineux un rayon de 31 miles marins, soit 49,89 km, a connu en 1880 des aménagements qui ont conduit à la construction de nouvelles extensions et commodités permettant son électrification et sa dotation en équipements de communication radiophonique et un matériel de transmission de forme pyramidale.
En 1947 le phare de Ras El-Hamra, construit en brique rouge, en pierre de taille et en granit, a connu un second aménagement qui lui a permis d’acquérir de nouvelles extensions et de nouveaux équipements de signalisation à l’aide de lampes émettant, à des fréquences répétitives, des signaux lumineux parallèles dirigés vers la mer pour être captés par les bateaux entrant ou quittant le port d’Annaba ou traversant ses eaux territoriales.
L’on y vient pour répondre à l’invitation au «phare-niente» émanant de ce lieu majestueux chargé d’une foule de souvenirs et dépositaire de l’histoire récente de toute la région.

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R. L. / APS

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