La fraise algérienne


fraises gp10

La mkerkba», c’est-à-dire la dodue, est la fraise autochtone de Skikda qui sera à l’honneur du 27 au 29 mai du mois courant. Le comité de préparation des festivités s’attelle, ces jours-ci, à finaliser le programme en y apportant les dernières retouches afin de réussir l’édition 2011 de la traditionnelle fête de la fraise. Un évènement qui, en dépit des multiples carences relevées chaque année, reste néanmoins un garant pour perpétuer la tradition skikdie en matière de production de la fraise, qui reste encore pour la ville un label indéniable et une notoriété nationale qu’il faut cependant pérenniser, d’autant plus qu’on tente, ici et là, de défaire la région de son produit en répétant, à qui veut bien entendre, que Skikda ne cultive plus ce fruit exquis.
Par cette manière, trop régionaliste pour passer inaperçue, on cherche à délocaliser la primauté du produit local pour en faire bénéficier d’autres contrées. Néanmoins, «Lemkerkba» qui a pris naissance sur les versants de Stora et de la Grande plage restera éternellement liée à Skikda, et son expansion, souhaitable en somme, sera toujours la bienvenue. Selon un cadre des services agricoles, cette année la production semble garder les mêmes proportions en dépassant les 23 000 q, dont plus de la moitié provient des versants de Skikda et de Aïn Zouit. «On relève une certaine stabilité de la production par rapport à l’année passée puisque les superficies cultivées n’ont pas connu de croissance significative». Pour le programme retenu, il se veut, comme chaque année d’ailleurs, diversifié, puisque incluant de l’animation, des activités sportives et culturelles, des expositions et des soirées musicales, bien que le must de la fête sera certainement le défilé d’inauguration ainsi que l’exposition-vente qui aura lieu sur la place du 1er Novembre. Les concours culinaires auront également à donner plus d’attrait à la fête qui s’achèvera à l’Hôtel de ville par la récompense des lauréats des concours de la meilleure production de fraise ainsi que les meilleurs pâtisserie, confiture et jus à base de fraise. Ces festivités doivent également être mise à profit par les agriculteurs pour évoquer les multiples problèmes que vivent les producteurs afin de prétendre à l’octroi d’aides nécessaires à la promotion de la culture de Lemkerkba qui a survécu depuis … 1920 grâce à leur volonté et à leur persévérance.
El Watan-22.05.2011.)

** La Fête de la fraise à Tipaza **
La Chambre de l’agriculture de la wilaya (CAW) de Tipasa organise aujourd’hui sa 3e édition de la Fête de la fraise. Une vingtaine d’exposants se sont donné rendez-vous pour dévoiler leurs variétés de fraises au public, mais surtout aux opérateurs économiques qui seront en nombre pour d’éventuels contrats. Les producteurs de fraises savent que c’est une nouvelle opportunité qui s’offre à eux pour s’investir davantage dans cette culture exigeante.Il faut 600 journées de travail par an et par hectare pour obtenir une production de fraises. La wilaya de Tipasa compte une centaine de fraisiculteurs mobilisés à travers 250 hectares, pour une production qui varie entre 250 à 300 quintaux à l’hectare. «Ce fruit avait été introduit dans la wilaya de Tipasa, selon Benzehra Abdelmoumen, secrétaire général de la CAW, dans la période allant de 1975 à 1978, tandis que la culture sous serre de la fraise avait débuté en 1980 dans notre wilaya.»
Néanmoins, la culture d’un hectare de fraises nécessite un investissement de 5 millions de dinars. «Il existe 11 variétés hybrides de fraise à haut rendement dans la wilaya de Tipasa», selon notre interlocuteur. La production de ce fruit demeure tributaire de l’importation des plants. La culture de la fraise, dans la wilaya de Tipasa, est recensée dans les communes des daïras de Fouka, Koléa et Bou Ismaïl. La concurrence entre les producteurs de ce fruit aura été bénéfique, tant sur la quantité que sur sa qualité. La CAW a initié pour cette 3e édition de la Fête de la fraise, qui aura lieu aujourd’hui, un programme qui s’articule autour d’une exposition des variétés de fraise, d’une dégustation du fruit et d’un concours pour stimuler les fraisiériculteurs.
En outre, l’assistance aura droit à des interventions techniques des spécialistes qui vulgariseront les méthodes de lutte contre les maladies et les insectes qui affectent ce fruit pendant son itinéraire de croissance. Inutile de s’étaler sur les propriétés de ce fruit lors de cette journée.L’important, c’est de venir en aide aux producteurs qui continuent à se débattre dans les mêmes problèmes, notamment celui du foncier qui les empêche de développer leurs cultures et aborder dans de meilleures conditions les perspectives d’avenir pour ce fruit. Les décideurs en avaient été déjà été informés.
(El Watan-26.04.2011.)

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