histoire des berberes des CHAOUI aures .LA CUIELLETTE DES OLIVES


KABYLIEhistoire des berberes des CHAOUI aures

LA CUIELLETTE DES OLIVES

Jadis dans l’Aurès la fabrication de l’huile était une activité florissante, très abondante,
à cet égard les Romains avaient couvert d’oliviers les versants Aurrassiens
au sujet des oliviers ces arbres lents à croître, véritables symboles de la paix
Aujourd’hui de cette opulence passée, subsiste dans l’Aurès de nombreux pressoirs, certains sont à l’état de ruine, d’autres parfaitement conservés

La cueillette des olives, en Aurès, nécessite la collaboration de tous, c’est souvent un travail collectif, et à ce titre la femme Chaouia
y prend pleinement toute sa part,
traditionnellement il s’agit de secouer violemment
les arbres pour en faire tomber le fruit,
les femmes ramassent le fruit à la main,
ensuite elles les déposent dans des couffins d’alfa,
les olives sont laissées à la fermentation pendant environ 30 jours.

Le travail de la cueillette du fruit de l’olivier nécessite donc,
en plus de nombreux autres activités ( tonte de la laine, nettoyage de la laine, moissons des céréales, édification de la maison..etc )

Le concassage, le broyage des olives ne s’effectuent pas
de la même manière dans l’Aurès,
à T’kout notamment les fruits sont jetés dans une espèce de fosse,
précise l’auteur, ensuite un homme muni d’une grande pierre ronde la fait rouler en s’aidant de ses pieds et mains, afin de broyer les olives.

Certain ont recours à l’utilisation d’une roue meulière de grès très dur,
nous l’avions dit que le grès est fortement usité dans cette partie de l’Aurès,
Ils fabriquent à l’aide de cette matière première
les nombreux moulins à bras de l’Aurès, cette roue étant activée au moyen d’un mulet, et à défaut hommes et femmes s’attellent à la meule comme le font nos cousins les Kabyles.

Lorsque les olives sont sévèrement broyées, émiettées, elles sont laissées au repos, une pâte est ainsi extraite, du liquide sort progressivement,
ensuite après la période de repos,
les Aurrasiennes s’attachent à se munir d’un plat d’argile dans lequel
elles y plongent la pâte, cette dernière est cuite afin d’y recueillir le précieux liquide.

Enfin, dans le but de pressurer, les femmes Chaouia mettent la pâte
dans des espèces de couffins, ces derniers sont empilés les uns sur les autres,
parfois les femmes de l’Aurès n’hésitent pas à les places entre deux meules
afin de pressurer la pâte, dans certains endroits de l’Aurès comme par exemple Taberga, les femmes Chaouia creusent un profond trou à même le sol,
ensuite elles y déversent la pâte d’olive ajoutée à de l’eau et au moyen de leurs pieds elles écrasent profondément cette pâte, aussi ramassent t-elles au moyen de leurs mains le liquide ainsi extrait, ce dernier est déversé dans des récipients.

Lorsque les Chaoui utilisent un pressoir pour leurs besoins personnels ils doivent verser à titre d’indemnité environ un dixième de leurs récoltes
au propriétaire du dit pressoir, enfin lorsque la récolte d’olive
ou d’huile est excédentaire, les Chaouis la troquent contre d’autres denrées.
http://chaouia130.skyrock.com/

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