Dans l’Aurès le travaille de la laine.


UNE VRAIE CHAOUIA EN TRAIN DE FAIRE SA LAINE

le travail de la laine n’est pas considéré,
à par rapport à l’activité de poterie,
comme un métier par lequel l’épouse Chaoui
en tirerait un revenu conséquent pour elle-même et pour sa famille.

Traditionnellement donc en Aurès l’activité liée au travail de la laine
sert davantage à répondre aux besoins quotidiens de la famille.

Lorsqu’une épouse est amenée à exécuter un travail,
à la demande d’une parente ou d’une amie,
pour une poterie, elle le fera généralement par plaisir,
pour rendre service dit-on, et c’est très rarement ,
qu’elle acceptera une contrepartie en numéraire, .

En pays Chaoui, la mémoire collective consacre un véritable culte au métier à tisser,
en effet le métier à tisser est personnifié dans l’esprit collectif Aurassien,
il est un hôte, voire un membre à part entière de la famille,
à cet égard il a toute sa place dans la taddarth = maison,
et par conséquent il fait régulièrement l’objet de nombreux rites
et rituels destinés à le protéger, à le préserver,
à pérenniser son fonctionnement contre le mauvaise présage, les regards indiscrets.

Toutes les Aurrasiennes, d’âge ou de condition
connaissent le maniement du métier à tisser
à telle enseigne que l’apprentissage,
la manipulation du métier à tisser par l
a femme de l’Aurès relève quasiment de l’obligation,
par ailleurs il est du devoir moral de la mère Chaoui
de transmettre les techniques, le savoir,
le savoir-faire lié au maniement de la quenouille et du fuseau.

Généralement, la femme de l’Aurès se livre à son activité de tissage durant la saison d’hiver, ainsi que celle du début de printemps, saisons au cours desquelles l’Aurasienne n’est pas sollicitée pour les travaux pénibles à l’extérieur de la taddarth, notamment le soin des bêtes et l’entretien des parcelles du jardin.
http://chaouia130.skyrock.com/1301674140-tenue-chaoui.html?action=ADD_COMMENT&connect=1
LE LAIT
Le barattage du lait et la fabrication du beurre et du fromage au début du printemps, vers la mi-avril, l’Auréssienne se consacre à la fabrication du beurre.
Le lait donne le petit-lait et le beurre.
Très tôt le matin la Chaouia trait les chèvres avant d’amener le troupeau au pâturage.
Elle recommencera le soir, au coucher du soleil,
en ramenant le troupeau du pâturage.
Pendant la saison chaude la Chaouia conserve
à température moyenne le lait, pour le faire cailler.

Agchoult est suspendue à l’endroit le plus aéré
et le plus frais de la maison.
En hiver, le lait à baratter est mis dans un ustensile en argile,
placé près du feu.

Quand le lait est caillé, la Chaouia le transvase dans l’agchoult.
Elle ne remplit agchoult qu’à moitié et la gonfle en soufflant à pleins poumons
par le col ou cou qu’elle ferme en l’attachant
avec une corde en laine et poils de chèvre.
ou agchoult est suspendue à une poutre du plafond
ou à un trépied conçu spécialement à cet usage.
Il est fabriqué à la maison et se compose de trois éléments de 1,30 à 1, 50 m
Pour baratter le lait la femme s’accroupit à même le sol,
sur une natte, saisit de la main droite le fond de l agchoult
en tenant fortement le petit bâtonnet et de la paume de la même main,
lui sonne un mouvement de va-et-vient.
C’est cette impulsion régulière et continue qui baratte le lait.
La femme se rend compte que le beurre est fait au bruit
Les chocs que les petits morceaux de beurre
produisent contre la paroi de l’agchoult.
Pour s’en assurer, elle détache la corde qui ferme le col.
Si le beurre ne s’est pas amassé en une seule motte,
elle rajoute un peu d’eau tiède et continue à baratter.
Elle se lave soigneusement les mains, plonge ensuite la droite dans l’agchoult en retire délicatement le beurre par poignées et le dépose dans tarboût, où elle le triture délicatement avec de l’eau, pour le séparer du lait qu’il peut contenir encore.
Cette opération terminée, elle jette l’eau,
étale le beurre au fond du plat,
le sale et, le prenant à pleines mains,
le met dans un pot de terre pour le conserver.
Chaque jour, elle augmente sa réserve quand le pot est plein,
elle le ferme hermétiquement à l’aide d’un linge et d’un tampon de terre glaise.
L’Auréssienne est tenue de mettre de côté,
en dehors de ce qui est nécessaire à la consommation quotidienne, une quantité de beurre suffisante pour subvenir à la cuisine familiale
La fabrication du beurre,
si elle est une tâche quotidienne et domestique,
est surtout une activité économique complémentaire essentielle
Ce travail primordial, vital, est du ressort de toutes les Auréssiennes,
Aisées ou pauvres, jeunes filles ou mères de famille, jeunes ou âgées. .
PETIT LAIT
restant dans l’agchoult est une boisson très prisée dans le massif auréssien.
TAKLILT
En le chauffant une fois le beurre enlevé,
on obtient un fromage blanc (taklilt) qui est découpé en morceaux et mis à sécher au soleil ; il devient alors très dur.
Il est conservé dans une petite outre
et sert à épaissir la sauce du couscous (aberbouche, seksou).
Le beurre rance (d’han) est une denrée précieuse
Qui lui sert à préparer différents plats
et entre également dans la composition des pâtisseries de l’Aurès :
rfis, tamina, ziraoui, zrir, todfist…

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