l’Algérie Ottomane.


vieux palais

L’Arabe restait la langue des lettrés avec beaucoup d’expressions dialectales. Certaines, que nous utilisons encore aujourd’hui. Le dialecte se retrouvait sur le papier avec moins de tabou qu’aujourd’hui. On écrivait comme on parlait. Oran, comme vous le savez surement a été espagnole, de 1509 à 1708 puis de 1732 à 1792. On y parlait l’espagnol, bien sûr. A Alger, qui n’est devenue la capitale du pays que sous la présence ottomane, on parlait toutes les langues de la Méditerranée. Les réfugiés andalous d’Alger ont perpétué l’usage de l’espagnol. Les corsaires, les esclaves venaient de tous les horizons et il n’était pas curieux pour un Algérois d’entendre de l’italien, de l’espagnol, du flamand et même de l’allemand ou du russe dans les rues. Certains deys s’exprimaient couramment en italien ou en espagnol. Salah, le plus célèbre des beys de Constantine, parlait selon les commerçants français eux-mêmes, un très bon français.
La langue la plus fréquemment employée dans les rapports internationaux, à dominante commerciale, restait ce qu’on appelait, la lingua-franca, c’est un mélange assez pauvre (200 à 300 mots) de mots espagnols, turcs, arabes, portugais, etc.. qui s’est forgé avec le temps pour que les Méditerranéens puissent communiquer entre eux. Un dey s’est par exemple exprimé ainsi en lingua franca à un consul français qui l’avait particulièrement énervé:
« al fine este console va a andar la catena », ce qui veut dire « ce consul va finir par porter la chaine ». On faisait porter la chaine au pied à des esclaves qui s’étaient mal comporté (le coup d’éventail à côté reste une broutille).
On parlait bien sûr le berbère, via les Kabyles par exemple, qui, déjà à l’époque, travaillaient à Alger. Et bien sûr on y parlait cet algérois qui a du beaucoup se perdre depuis. J’ai retrouvé une chanson de gamins des rues d’Alger, probablement composée pendant les bombardements d’Alger par la France en 1688 qui donne pour les deux premiers vers:

Boumba ya boumba, haddamtili dâri ou sandjak al-fransis m’alak fa-sâri.
Bombe, tu ma détruis ma maison, le drapeau des français est accroché sur le mât. Le mot « sandjak » est ottoman.

Les femmes algéroises passaient énormement de temps sur les terrasses de la Casbah. Elles y avaient une vue sur la ville et la mer. Les terrasses d’Alger communiquent entre elles, et les voisines se rendaient ainsi la visite, dans la journée. La rue restait un univers masculin. Cependant c’est oublier, ce qui fait la grande saveur de notre culture, les hammams, les fêtes de mariage, de circoncisions, ou les femmes avaient la liberté de sortir, ce qui dans un système de sociabilité comme le notre devait créer de multiples occasions de se déplacer (à l’intérieur de ces haîks que nos grands mères portaient encore et qui tendent à disparaitre). J’oubliais, les occasions un moins réjouissantes, que sont les décès; Nos ancètres ressemblaient un peu à nos ‘azaîates’ actuelles, ces pleureuses d’aujourd’hui. Mais à l’époque, elles se lacéraient le visage, jusqu’au sang, pendant ces cérémonies. Ma grand mère me racontait qu’à Oran, avant la guerre d’Indépendance, des femmes se barbouillaient le visage e charbon et se revêtaient d’un habit de bure (un tissu, proche du sac de patate) pendant le deuil de 40 jours. Il devait être impressionant d’entendre les youyous des femmes sur les terrasses pendant certaines réjouissances publiques; je pense au mouloud mais aussi à des victoires militaires, à l’arrivée d’un bey de province, etc…

La Casbah symbole de la puissance d’Alger fut diffiguree en la faisant traversee par un chemin la coupant en deux ce qui a donne naissance a la Haute Casbah et la Basse Casbah. Les Francais avait detruit une mosquee connue sous le nom de Djamaa Lalla (Mosquee de La Dame) dont l’histoire symolique raconte la bravoure et la generosite des Algeriens, malgrais tous qu’on puisse raconte a leur sujet durant cette periode. L’histoire commence avec la capture d’un navire Italien. A son bord la fille d’un haut dignitaire fut parmis les personnes capturees. La coutume voulait que les femmes faite prisonnieres etaient mise entre les mains de femmes algeriennes qui se devaient de les initiees au mode vie local et d’essayer de les convertir a l’Islam. Les italiens avaient requis la liberation immediate de la prisonniere, les Algeriens de leur cote avaient exige le payement d’une rancon. Les italiens avaient refuse de payer. La prisonnier avait decider que chretienne elle etait chretienne elle resterait qu’elle qu’en soit le prix. Des annees ont passe et chacun continuait a camper sur ses positions, entre temps des liens d’amities etaient nes entre la prisonniere et les algeriennes qui l’entourerent (elle etait constament traite avec respect et delicatesse) si bien qu’un jour le pouvoir local decida de la libere sans demande de rancon aucune. Elle refusa, elle tenait a ce que la rancon soit payee et que l’argent soit utilise pour la construction d’une mosquee. La mosquee fut construite et fut baptisee Djamaa Lalla elle fut detruite par les francais lors de leur arrivee…

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