A Yasmina de Tlemcen.


constantine

O Yasmina, dont la taille s’élance
Gomme un rosier repoussant l’importun
Par mille dards, — tels que des fers de lance,
Sois mon parfum!

O Yasmina, dont la taille ressemble
Au bananier nous montrant ses doigts d’or,
Comme une main qui se présente et tremble, –
Sois mon trésor!

O Yasmina, dont la taille est pareille, —
Non pas au cep d’où coule un doux émoi, —
Mais à l’appui qui supporte sa treille, —
Enivre-moi!

O Yasmina, dont la taille est semblable
Au jasmin vert, d’astres tout constellé!
De tes beaux yeux, adorateur coupable,
Je suis brûlé.
O Yasmina, dont la taille rappelle

Le laurier-rose avec ses fleurs de feu, —
Sois mon soleil! étoile la plus belle
Du ciel de Dieu!

Sois mon courrier , Ben Roucem! — Prends ce rôle
Puisque tu vas du côté de Tlemcen.
Porte mes vœux à la branche de saule
Que ses remparts possèdent dans leur sein.Poèmes Algériens et récits légendaires – par Victor Berar 1858.

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